Dans la presse



Le Parisien, samedi 14 février 2009




 
Elle slame comme elle respire
 
ELLE SLAMAIT déjà quand on n'appelait pas encore ainsi cette façon de poser les mots. Saliâme Khéloufi, qui vit à Bagnolet, avait un nom prédestiné. Le titre de son recueil est venu spontanément, « Sl'âme Aleikoum ». « J'ai une formation artistique classique, de Molière au théâtre Contemporain » (Ecole de la Rue Blanche), raconte-t-elle. Le poète qui revient dans ses textes, c'est Prévert « Dans les mots de Prévert/Je me suis enveloppée/Pour ne plus jamais les quitter », écrit-elle.
 
La jeune femme se sent concernée par les formes d'expression émergentes. « Le public a changé, il préfère des formats courts mais qui gardent une dimension littéraire et poétique. » Et des formes souples qui permettent toutes les fantaisies. « Rabote les mots/Et les voilà en copeaux/Pour mieux les apprécier/Pour qu'ils puissent retrouver toute leur sève », dit-elle dans un sl’âme.
 
« Dans mes textes, je m'appuie sur des réalités quotidiennes », explique-t-elle. Des textes portés par une émotion constante. Des thèmes récurrents, la quête de l'identité, des histoires de vies particulières, des histoires de filles, de femmes. « La grande force du sl’âme, c'est que chacun peut prendre la parole. L'important, c'est de raconter une histoire, de faire passer une émotion. » 
 
Gireg Aubert